Au moment où la modernisation des politiques du nouveau
gouvernement Meiji du Japon s'établissait après
280 années de régime shogun, Kenwa Mabuni vit la
lumière du jour pour la première fois à
Shuri, Okinawa. Le fondateur du Karaté Shitoryu vint au monde
en novembre 1879.

Kenwa était un descendant de la 17ième génération
de Kenyu Oshiro, un des plus braves guerriers du royaume Ryukyu, mais
Kenwa lui-même avait cependant une frêle
constitution lorsqu'il était enfant. Sa famille, anxieuse de
sa fragilité, lui racontait des histoires héroiques
à propos de ses braves ancêtres. Kenwa voulait lui
aussi être fort.
Lorsque Kenwa eut 13 ans, il entendit parler que Anko Itosu, un
fameux maître de karaté qui vivait à Shuri et grâce
à des amis, obtenu une invitation à se joindre
à son école. Il pratiqua chaque jour, ne manquant
jamais une session d'entrainement, même durant les typhons.
C'est là qu'il maîtrisa les arts du
karaté Shuri. Lorsque Kenwa Mabuni eut 20 ans, il se joignit
à l'école de maître Kanryo Higaonna pour
apprendre les arts du karaté Naha. Ces deux arts
devinrent des atouts pour Kenwa Mabuni et pour les bases du futur
Shitoryu karaté-do.
Après avoir gradué du niveau secondaire et
complété son service militaire, Kenwa fût
engagé comme policier pour environ 10 ans. Il pratiqua le
Judo et le Kendo, deux Budoh obligatoires pour les policiers de ces
temps là, et les utilisa ensemble avec son karaté
pour effectuer différentes prouesses.
Comme il devait visiter différentes parties
d'Okinawa à l'intérieur de son travail de policier,
il eût la chance d'apprendre de maîtres moins connus
provenant de petits villages divers katas et diverses techniques de
karaté autres que ceux du Shuri et Naha. De plus, il apprit
les arts de l'ancien Ryukuan Budoh.
C'est à ce moment que le Karaté-do
commença à gagner de la popularité. La
diffusion du Karaté-do fût confimée par
son adoption en tant que discipline en éducation physique
à la préfecture des écoles normales
vers 1910. Cependant, entrainer un karatéka
demeurait non systématique. Plusieurs mettaient l'emphase sur
l'entraînement du corps, l'entrainement des poings, des pieds,
des coudes et des doigts en utilisant le Makiwara et les sacs de sable.
Bien sûr, il n'y avait pas d'entraînement de
karaté comme nous le connaissons aujourd'hui.
Un Nouveau départ, l'âge de la dévotion
Kenwa Mabuni établit un conseil de karaté avec
son maître pour une étude plus poussée
de l'art. Sa passion pour le karaté n'a jamais diminuée.
En 1918, son ainé Ken-ei naquit. La même année,
il ouvra sa maison pour les réunions d'études. Les
membres incluaient Gichin Funakoshi, Choju Oshiro, Chosin Chibana, Anbun
Tokuda, Shimpan Joma, Seicho Tokumara et Hoko
Ishikawa.
Aussi en 1918, il eût l'honneur de faire une démonstration
de karaté à l'école normale d'Okinawa
en la présence du Prince Kuni et du Prince Kacho. En 1924, il devint
l'instructeur de karaté à la préfecture
de l'école des pêches et à l'école normale, puis il eut l'honneur de faire une démonstration de
karaté au Prince Chichibu. En 1925, avec d'autres
maîtres, il participa à l'établissement
du club de Karaté d'Okinawa, le premier aréna
de karaté tant attendu afin de favoriser le développement
du karaté.
Les dirigeants de la première aréna de
karaté d'Okinawa incluaient Juhatsu Kyoda, Chojun
Miyagi, Choyo Motobu, Chomo Hanashiro, Choju
Oshiro, Chosin Chibana et Wu Xian Gui, un maître
du Ken Chinois. Chojun Miyagi et Kenwa Mabuni,
toujours jeunes, prirent charge en tant qu'instructeurs en chef.
La pratique, dans ces temps là, attachait beaucoup
d'importance au développcment de la force physique et des
techniques à travers la pratique du kumite. Lorsqu'un élève
demandait à un maître pour une leçon, le
maître lui disait simplement 'viens'. Il laissait l'élève
l'attaquer librement, se protégeant et évitant les 'tuki' et les
'keri' de l'élève, il demandait 'Est-ce
que tu comprends?' Les leçons étaient toutes
apprises à travers des pratiques répétées.
Les katas de karaté des maîtres démontraient
leurs marques personnelles, mais attachaient tous de l'importance à
la pratique.
1927 fût une année de vérité
pour Kenwa Mabuni. C'est en cette année qu'il
rencontra Jigoro Kano, le fondateur du judo moderme au Japon, alors que
ce dernier visitait Okinawa pour participer à l'ouverture de
la nouvelle aréna de judo. Chojun Miyagi et Kenwa
Mabuni eurent l'opportunité de démontrer les katas
de karaté et de les expliquer à Jigoro Kano.
Jigoro Kano admira le karaté en tant que Budoh idéal
pour la défense et l'attaque libre et les encouragea à
populariser le karaté à travers le pays. Kenwa
Mabuni, profondément impressionné par ces mots
d'encouragernents, fût déterminé à
déménager à Osaka et se consacrer à
la promotion et à la diffusion du karaté.
Établissement du Nihon Karatédo-Kai et Shito-Kai,
l'âge de sa discipline direct
À Osaka, loin de son pays natal d'Okinawa, Kenwa Mabuni eût
à faire face à la barrière de la non-compréhension
du karaté. Il n'y avait pas de gymnase public à
Osaka à cette époque, et Kenwa essaya de
publiciser le karaté majoritairement aux stations de police,
aux réunions de Budoh et autres. Le public en général
ne comprenait pas si façilement. Le karaté était
décrit comme une espèce de 'danse des poings'.
Kenwa Mabuni, embarassé par le manque de compréhension,
travailla nuit et jour afin de penser à des façons
efficaces pour promouvoir le karaté. Comme pratique, il démontra les cassages de briques et de
planches.
Celà démontra finalement aux gens le
pouvoir de l'art. Le karaté, dans ce processus de diffusion,
était parfois utilisé dans des combats véritables,
ce qui allait à l'encontre de sa mentalité
essentielle et était très dommageable pour sa
réputation. Il y eût une opposition à
l'apprentissage du karaté par les politiciens car certains
d'entre eux blessèrent des criminels lors de leurs arrestations. En dépit de ces difficultés, Kenwa
Mabuni demeura fidèle à ses croyances.
Ces efforts énormes culminèrent en
l'établissement du Dai-Nihon KaratédoKai en 1939,
qui fut plus tard renommé Nihon karatédo Kai, la
base du présent Shito-Kai. Plusieurs des membres participants
du Dai-Nihon Karatédo Kai fûrent des élèves
de Kenwa Mabuni. Ils forment toujours le coeur du Shito-Kai de la fédération
japonaise de karaté-do et continuent de transmettre les
apprentissages de Kenwa Mabuni à leurs juniors. Certains
de ces dirigeants du Shito-Kai se rappellent les jours avec leur maître,
Kenwa Mabuni, comme suit.
Du Japon au monde entier, l'âge des grandes foulées
Après la guerre, les clubs de karaté dans les
collèges et les universités ré-ouvrirent
les uns après les autres. Ils organisèrent des
rencontres et finalement un tournoi national.
Le Shitoryu Karatédo, tel que créé par Kenwa
Mabuni, combinait des éléments du karaté
Shuri de maître Itosu et du karaté Naha de maître
Higaonna. Le nom Shitoryu vient de la combinaison des noms de ces deux
maîtres.
Kenwa Mabuni mourût le 23 mai 1952, mais le futur du
Shitoryu était déjà assuré
par ses nombreux élèves qui désiraient
réaliser les ambitions de leur maître.
Le courant dominant du Higashi Nihon Karaté-do Kai se situait
dans la région de Kanto. En novembre 1960, un siège
social pour l'est du Japon fût établi par les
grands efforts déployés par Manzo Iwata et par d'autres gens. Le siège
social pour l'ouest du Japon fût inauguré au même
moment. Manzo Iwata et Ken-ei Mabuni assumèrent
respectivement la présidence des siège sociaux de
l'est et de l'ouest.
Les deux sièges sociaux organisèrent des
rencontres sportives jusqu'en avril 1964, date à laquelle eut
lieu le premier championnat national Japonais Shitoryu Karaté-do.
La fédération japonaise de Karaté-do
fût établie en octobre de la même année.
Un mouvement émergea afin de combiner les deux sièges
sociaux du Nihon Karaté-do Kai et l'amalgamation de ces deux
entités eût lieu sous le nom de fédération
japonaise de Karatédo Shito-Kai en 1964.
Le Shito-Kai était également actif sur la
scène internationale: participation à la rencontre
de karaté des Etats-Unis et du Mexique en octobre 1950;
délégation de 9 instructeurs et officiels et 7
karatékas à la première rencontre
mondiale en 1970; envoi d'une délégation
d'instructeurs et d'officiels au Mexique et au Venezuela. Keiji Okada du
Shito-Kai remporta le championnat pour la deuxième année
consecutive au 6ième championnat du monde de Karaté
tenu en Espagne en novembre 1981. Plusieurs entraineurs ont aussi fait
partie de délégations envoyées en Asie,
en Amérique latine et en Europe.
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